Bien écouter, c'est presque répondre

24 Avril 2013 , Rédigé par Michel POULAERT Publié dans #Articles bien être

Crier.jpg« Bien écouter, c’est presque répondre »
(Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux)


Dans notre monde hyperactif où l’on parle de

« cyber attitude », résultat de la « cyber génération », nous confrontons plusieurs paradoxes : jamais dans l’histoire de l’humanité il a été aussi facile de communiquer en temps réel et dans le monde entier. Nous avons des amis en provenance des pays les plus éloignés, sans compter tous les « cyber amis » ou « amis virtuels ». Partager, parler, chatter,… nous avons intégré en nous cette nouvelle forme de communication dite virtuelle  où chacun répond librement ou poste des commentaires. Et l’échange commence.

On pourrait judicieusement se poser la question : 
« puisque quelqu'un répond derière son écran, est-ce si virtuel que ça ? ». Pourquoi alors parler de virtuel ? 
Lorsque nous appelons quelqu'un au téléphone, on ne la voit pas non plus, pourtant on communique. Pourquoi persister à dire que sur Internet, c'est virtuel ? Il y a quelqu'un à l'autre bout de la connexion, ce n'est pas virtuel ! Cette vision pourrait aussi mieux nous responsabiliser dans notre façon de communiquer sur le Net. Beaucoup d'internautes, profitant d'une possibilité d'être anonymes, ont tendance à ne pas être ce qu'ils sont réellement. Mais ça, c'est une autre histoire.
 

Alors que nous reste-t-il dans « la vraie vie » (bien que les échanges virtuels sont bien réels bien sûr), savons-nous encore écouter avec nos oreilles (et notre corps, nos yeux. Oui oui, on communique aussi avec notre corps !)

On peut entendre, sans écouter, on peut écouter sans comprendre, on peut juger sans avoir demandé… Mais avons-nous bien compris ?

On parle beaucoup et on retient peu. On ne retient que ce qui nous a touché, ce qui nous a interpellé. On veut être compris, sans se donner la peine de comprendre l’autre. Les malentendus, les a priori, les préjugés, les disputes,… sont souvent les résultats d’une écoute en panne. A force de vouloir s’exprimer soi-même et chercher à ce que les autres nous comprennent, on oublie d’essayer de comprendre l’autre. Lorsque les malentendus commencent, avez-vous remarqué que l’on parle souvent de la même chose ?

Parce qu’il n’y a pas d’écoute, parce qu’on est concentré sur « ce qu’on veut faire comprendre », on ne le remarque pas, on ne l'entend pas. Nous sommes alors tellement concentré sur nos mots à nous, qu'on n'envisage pas que l'autre peut en utiliser d'autres pour exprimer la même chose...
Ce problème touche la plupart des couples, mais aussi de collègues de travail ou ceux que nous côtoyons.

Ensemble nous choisissons alors d’apprendre à désapprendre les mauvaises habitudes et à écouter sincèrement l’autre. Il faut sortir du « mode défensif » ou « mode agressif » (souvent poussé par nos propres susceptibilités et orgueil) pour passer en « mode écoute ». La plupart des cas, les couples, les relations professionnelles se rendent alors comptent qu’ils sont sur « la même longueur d’onde », mais ils s’expriment différemment, ils ont utilisé d’autres mots. Et alors on découvre qu'on s'aime encore, qu’on se comprend finalement...

Apprendre à écouter les mots est le remède de bien des maux et frustrations !
Bien écouter, c’est déjà répondre en quelque sorte.

Je vous souhaite une belle journée positive.

Votre partenaire dans l'optimisme,

Michel Poulaert.

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