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Source d'Optimisme

Je me suis encore fait avoir : ma naïveté me pèse !

29 Mai 2013 , Rédigé par Michel POULAERT Publié dans #Articles bien être

Closed-Eyes_300.jpgVous arrive-t-il de conclure que vous avez été probablement naïf, trop gentil, trop généreux ?


« Trop bon, trop c… ». Ça vous parle ?


Sommes-nous parfois trop bons envers notre entourage ou faisons-nous preuve de naïveté maladive ?

 

Je ne sais pas vous, mais moi je me suis posé souvent cette question après avoir eu le sentiment d’avoir été trahi par des personnes ou des entreprises à qui j’ai beaucoup donné ou après m’être investi dans de nombreux projets.


Pourtant, je continue à donner avec sincérité et beaucoup de plaisir. Je refuse de céder à l’aigreur. Naïf ou qualité de cœur ? La gentillesse et le don de soi riment ils avec naïveté ?

L’ingénuité, lorsqu’elle est « contrôlée », à quelque chose de magique, de pur, de sain et c’est quelque chose de très personnel. Certains rêves peuvent rimer avec naïveté.

Est-ce mal ?

En gestalt-thérapie on parle de « confluence » pour expliquer ce processus qui nous mène à abdiquer et faire des compromis avec notre propre personnalité au profit de l’autre.
Souvent, sans réellement en avoir conscience, dans un espoir profondément ancré d’être aimé en retour et pour certains, attendre de l’autre qu’il nous aimera de la même façon qu’on les aime.
Ce symptôme peut causer quelques problèmes lorsqu’il est récurrent. Un excès de confiance en l’autre peut créer des troubles tels que le renoncement total à soi ou le refus de passer de l’état d’innocence infantile à celle d’adulte.

L’une des résultantes de ce besoin de plaire ou par crainte d’être jugé, fiché, catalogué, on n’arrive plus à dire « non ». Dans l’excès, ceci peut créer des parasitages qui affectent notre amour propre : on n’existe plus pour soi même, mais pour les autres, pour être reconnu ou accepté. Et paradoxalement, nous avons l'impression qu'en faisant cela nous ne nous sentons toujours pas plus aimé ou accepté. A quoi bon continuer à se pénaliser si rien ne change ? Car c'est bien de ça dont il est question : à force de ne pas oser dire "non" par peur des réactions des autres, c'est à nous que nous faisons du tort. Et votre entourage sait que vous ne leur refuserez pas ce "petit service".

Il se peut que vous vouliez avoir une confiance inconditionnelle au genre humain, ne chercher que ce qu’il a de bon en lui. Il est vrai que cette approche inconditionnellement positive motive et stimule. Pour certains elle est vitale, c’est une question de survie émotionnelle ou tout simplement d’état d’esprit. Nous ne voulons pas sombrer dans le négativisme sociétaire qui nous entoure. Et puis au fond, c’est vrai : dans l’absolu, l’Homme est bon. Parfois maladroit, certes, mais cela n’enlève rien à ses « bonnes intentions », non ?

Que faire alors si cette vision positive de l’entourage semble n’être qu’une naïveté récurrence ?
Pouvons-nous faire la différence entre réalité, perceptions et croyances ?

Certaines « réalités » sont à l’opposé de nos « croyances » et nos « espoirs ».

N’est pas cela la naïveté : croire en des choses ou en des qualités qui ne sont pas ?

Où est la frontière entre espérer en quelque chose et se borner sur une utopie ?

En quoi consiste la foi en soi ou en d’autres ?

Pas facile et chacun pourra donner une réponse qui lui est propre.

Explorez vos états internes. Posez-vous, par exemple, ce genre de questions :
Pourquoi suis-je (trop) naïf(ve) ?
Pourquoi je n'arrive pas à dire non ? Qu'est ce que je cherche à recevoir en retour ? Vais-je le recevoir ou est-ce insatiable ?
Ai-je la sensation de fonctionner en adulte ?

Suis-je capable de renoncer à tout ce que j’ai cru jusqu’à présent et d’accepter une réalité peut-être douloureuse ?


Ne vous culpabilisez pas. La vie est un apprentissage perpétuel !

 

Chaque jour, grâce aux expériences de la vie, nous acquérons un peu plus d’intelligence émotionnelle.

Parfois, la naïveté est tout simplement la résultante de manque d’information : on ne sait pas mieux. D'où l'intérêt d'essayer autre chose ! Quel risque prenez-vous vraiment ?

 

Osez dire non, osez vous affirmer, osez défendre votre vision, vos rêves et vos ambitions. Pour vous ils sont réels. Assurez-vous qu’ils sont réalisables en sortant parfois du mode « rêve » vers un mode « analyse » pour enfin passer au mode « action ».


Si ce travail d’introspection vous semble infructueux, n’hésitez pas à faire appel à un professionnel.

Votre partenaire dans l’optimisme,

Michel POULAERT.

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Rolande Lucie 29/05/2013 13:08


Encore un article très édifiant. MERCI Michel

Michel POULAERT 03/06/2013 23:22



Merci à vous d'avoir pris le temps de poster ce message 



sophie zimmer 29/05/2013 10:53


"Encore fait avoir" ... un autre clin d'oeil entre le verbe être et avoir


A mon sens, si ce genre d'expérience se renouvelle, c'est qu'en fait que le message a coincé quelque part.


La vie appartient à chacun, chacun a sa propre histoire, des liens existent entre nous tous et pourtant, parfois, ça coince. Eh oui ... défaire des noeuds c'est complexe, si moi j'y arrive
parfois, ce n'est qu'à un chainon, alors confiance.


L'important est d'être en phase avec ce que l'on a fait, ça prend ou cela ne prend pas, c'est un peu comme les graines que tu sèmes d'une année sur l'autre et le résultat qu'il en ressort. Ce
n'est jamais pareil et ça c'est super


Merveilleuse Jour...Née ... en ce jour presque ensoleillée


Sophie de Toulouse (en vacances à Luchon)


 

sice 16/03/2011 13:44



passer en mode analyse, absolument, mais d'abord savoir bien définir ses objectifs, et qu'ils aient un aspect réaliste, pour ne pas rester emprisonner dans des rêves.