petit-pingouin.jpgIl n’y a jamais eu autant d’antidépresseurs et de tranquillisants prescrits par les médecins dans toute l’histoire de l’humanité que ces dernières années. De plus en plus de gens sont blasés, ne font que fonctionner, présentent une énergie minimale.

 

Souffrent-ils donc tous d’un trouble d’adaptation, comme on nous le laisse croire ? Sont-ils plus faibles que les autres ?


Pourquoi tant d’angoisse – ce ma du XXIe siècle qui hante de plus en plus de personnes ? Avons-nous quelque chose de déréglé dans notre esprit ? Devons-nous prendre cela comme une fatalité statistique avec laquelle il faudra apprendre à vivre ?


Peut-être pas…

 

Peut-être que ce sont plutôt nos environnements qui sont en cause. Peut-être que ce qu’on nous impose n’a pas de sens, ne respecte pas ce pour quoi nous avons été créés. Peut-être sommes-nous captifs d’une logique qui n’en a pas, justement. Peut-être que de trop s’adapter, c’est ça qui nous rend malades…

 

Si je vous demandais de passer le reste de votre vie dans une pièce où le taux d’oxygène est inférieur à ce dont vous avez besoin, accepteriez-vous de le faire ? Si je vous demandais de vivre dans un univers dénué de sens, où le haut et le bas seraient inversés, où la noirceur représenterait la lumière et la clarté, la nuit, accepteriez-vous d’y passer toute votre vie ? Si je vous enfermais dans une grande cage métallique où des chocs électriques vous seraient administrés arbitrairement, accepteriez-vous de vous laisser faire ? Alors pourquoi tant de gens acceptent-ils passivement de subir l’équivalent de tout cela dans nos sociétés d’aujourd’hui ?

Suivez-moi dans l’histoire de Little Boy, vous allez commencer à comprendre !

 

(…)

Selon moi, la plupart des gens ne souffrent pas d’un trouble d’adaptation, terme qui sous-entend « ne pas savoir s’adapter », mais plutôt de syndrome de la suradaptation, terme qui implique à mes yeux un effort excessif pour s’adapter aux conditions ou aux attentes de l’environnement.

 

(…)

Ainsi, c’est en agissant à l’encontre de leur propre nature que ces gens finissent éprouver un déséquilibre dans leur vie, laquelle devient petit à petit infernale, la plupart du temps de manière insidieuse. Cela peut se manifester par des symptômes, par des malaises, par une perte de sens, par de la démotivation, par une baisse d’énergie, par une panne sexuelle, par de l’anxiété, par des phobies ou par toute autre chose.

 

(…)

 

Ne pensez plus en termes de « Je ne dois pas savoir bien m’adapter », mais plutôt en termes de « Je dois désormais choisir ce à quoi ça vaut la peine de m’adapter ». Reformulez vos « Je ne suis pas capable » en « Je ne le veux plus », juste pour voir comme on dit. Plus d’une fois, vous allez vous rendre compte que « ne plus vouloir y arriver » cache une « ne plus vouloir le faire » quand la situation est contraire à vos besoins.

Lâchez prise et laissez tomber ce qui ne vous mène nulle part en ne servant que les caprices des autres. Vous récupérerez du même coup une source d’énergie insoupçonnée bienfaitrice.

 

De plus, veillez à ne pas vous victimiser. Mauvais choix ! Vous allez tomber dans le plaintif larmoyant et ne rien faire pour que cela aille mieux ? Comme ces employés qui se plaignent de leur employeur durant la pause, mais qui se taisent dans les réunions. Comme ces commères qui se plaignent de tout et de rien en prenant leur café, mais qui n’agissent pas dans leur vie. Comme ces gens qui veulent payer moins d’impôts et obtenir plus de services gouvernementaux, mais qui votent toujours pour les mêmes partis politiques. Alors que, selon une conférence d’un journaliste français du journal Le Monde, les 516 personnes les plus riches de la planète possèdent à elles seules plus que les 420 millions des humains les plus pauvres ! Allez me faire croire après cela que les gouvernements n’ont pas d’argent ! Je dirais plutôt qu’ils ne veulent pas aller le chercher là où il est.

 

Extraits de « Le Principe du Petit Pingouin »
De Denis Doucet
Ed. Marabout ou Les Editions Quebecor

Retour à l'accueil